Historique

Histoire de la Réflexologie plantaire

L’histoire de la réflexologie plantaire remonte loin dans le temps. L’Egypte nous fournit le plus ancien document répertoriant le massage des pieds. Un pictogramme, trouvé dans la tombe du médecin Ankmahor, daté d’environ 2500 ans avant notre ère, illustre deux praticiens en train de masser les mains et les pieds de deux patients. Le pictogramme est accompagné de hiéroglyphes qui décrivent le dialogue suivant entre un des patients et un des praticiens : le patient : « Veuillez apaiser la douleur » le praticien : « Je ferais comme il vous plaira ». En Chine, l’idéogramme « pied » signifie littéralement « partie du corps qui sauvegarde la santé ». Selon certaines sources, la réflexologie revendique 5000 ans d’existence en Chine. En Europe, le massage des pieds était pratiqué dans les classes populaires et par des médecins au service de la royauté. Le premier texte consacré à cette thérapie de pressions exercées sur certains points du pied pour soulager des douleurs a été publié en 1582.

Les premières études scientifiques des réflexes reposent sur des travaux de neurologie menés à la fin du XIXe siècle en Europe. Ivan Pavlov s’est inspiré de ces recherches neurologiques pour établir sa théorie des réflexes conditionnés suivant laquelle il existerait une relation direct entre un stimulus et une réaction. Pour déclencher une réaction, il faut donc un stimulus. Les impulsions (stimuli) provoquées par la pression sur des zones réflexes du pied agissent sur le système nerveux autonome qui contrôle le fonctionnement neurovégétatif des organes, des muscles et des glandes. Au début du XXe siècle, s’inspirant de la digitopuncture, le docteur William Fitzgerald, découvre l’effet anesthésiant obtenu dans des parties du corps en exerçant une pression sur certaines parties des pieds et des mains. Grâce à cette thérapie des zones réflexes, il est depuis, reconnu comme étant le fondateur de la réflexologie moderne. C’est enfin Eunice Ingham (1879-1974) qui approfondit la thérapie des zones réflexes en se consacrant uniquement aux pieds. Elle était convaincue que grâce à l’extrême sensibilité des pieds, elle pourrait obtenir d’excellents résultats thérapeutiques. En révélant des liens précis entre des points réflexes sur la plante des pieds et leurs parties correspondantes dans le reste du corps, elle fut à l’origine de la réflexologie plantaire d’aujourd’hui.

Le mot, réflexologie, est très approprié pour définir cette technique qui consiste à « parcourir » tout le corps et tous les organes en exerçant des pressions sur les pieds. La première idée obtenue dans ce mot est que chaque organe du corps, ainsi que tous les systèmes, est reflété sur les pieds. Une autre idée contenue dans ce mot de réflexologie relève du domaine neurologique, du réflexe au sens propre du terme. En matière de « massage » des pieds, les théoriciens et praticiens, qu’ils s’appuient sur une base philosophique orientale ou occidentale, en viennent tous au constat fondamental suivant : le corps vivant est animé d’une certaine forme d’énergie. En Chine, on explique le fonctionnement de ce flux énergétique par la théorie complexe et implacable des méridiens. En Occident, on l’élucide à partir du système nerveux. Les praticiens en parlent avec les mots des cultures qui leur sont propres, mais on revient au même constat de base : pour maintenir le bien-être, il faut que cette « énergie » circule sans entrave dans tout l’organisme. Lorsque cette circulation est entravée, elle finit par perturber l’organe ou l’esprit. Mais elle est toujours « renvoyée » vers la plante des pieds où elle est détectée par les doigts du réflexologue. C’est là que son travail agit. Les pressions justes qu’il doit savoir exercer, vont produire ces stimuli dont nous parlions précédemment et permettre

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