Ton humilité, tu garderas

Lorsque le réflexologue se sent dépassé par le tableau clinique
de son patient, une fierté mal placée ou la volonté d’aider son
prochain à tout prix risquent de faire plus de mal que de bien.
Ainsi, si le praticien ne se sent pas capable d’assumer le soin eu
égard à la complexité de l’état de santé du patient ou s’il doute de
l’opportunité de son traitement, il se doit de refuser le soin.
Lors de certains soins très lourds, reconnaître ses limites en tant
que soignant est une attitude pleine de maturité et respectable. Les
limites d’une thérapie s’arrêtent toujours avec les limites du thérapeute.
Le comprendre et l’accepter est le début de la sagesse pour
le soignant. Accepter qu’un patient ne réagisse pas au traitement
comme le réflexologue l’attendait et l’espérait est nécessaire dans
une carrière de soignant pour continuer à évoluer. Les échecs font
grandir et nous permettent de remettre notre technique et notre
approche en question.

Lorsque le patient se considère comme « guéri », le praticien doit
prendre conscience que le mérite de la guérison revient avant tout
à son patient qui a su et pu trouver en lui les ressources nécessaires
pour rebondir. Dans ce cas, l’humilité est encore la bienvenue.

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